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Découverte Nature.

Pour les amoureux de la nature, le vallon du Prariond mérite que l’on s’attarde pour observer la faune et la flore. Du fait de sa situation en zone centrale du Parc National de la Vanoise, zone protégée, et contigüe au Parc National du Grand Paradis, les animaux sont relativement faciles à observer : grands et petits mammifères, grands rapaces… Pour profiter pleinement de vos rencontres sans gêner les animaux, prenez votre temps et gardez vos distances !

bouquetin symbole de la VanoiseSeigneur du secteur : le bouquetin

Symbole de la réussite des parcs nationaux : il était en voie d’extermination, stoppée grâce à la création du Parc national du Grand Paradis en 1922, puis celle de La Vanoise en 1963.

C’est donc naturellement que les bouquetins du Grand Paradis sont revenus en Vanoise en passant par le Prariond, et le vallon de la Sassière.

Le vallon de Prariond abrite une des plus importantes colonies de France.

On les observe assez facilement car il est peu farouche et ne fuit qu’au dernier moment : si c’est le cas c’est que vous l’avez sérieusement dérangé ! Mis à part l’époque du rut (octobre), mâles et femelles vivent en troupeaux séparés. Les femelles ou "étagnes" vivent en petits groupes d’un coté avec les jeunes cabris; elles ont des petites cornes comme les jeunes et sont moins imposantes que les mâles. Les mâles sont souvent en grand troupeau (mais il y a aussi des solitaires). Ils se livrent parfois à des combats « d’entraînement ». Le choc des cornes lorsqu’ils se jettent l’un contre l’autre est alors impressionnant. Sachez profiter de ces spectacles sans déranger : si vous prenez le temps de vous assoir tranquillement, vous les verrez s’approcher en vous ignorant presque !

Vous en remarquerez peut-être certains qui portent des boucles d’oreilles de couleur, d’autres des colliers : c'est un moyen d’étudier leurs habitudes et leurs migrations.
En effet le bouquetin, tout en revenant régulièrement aux mêmes endroits, aime bien bouger : dans la journée : il navigue au rythme du soleil, eti chaque soir c’est le rituel de la descente « en faisant les fous ! ».

Ils migrent également au cours de l’année : la majorité retournent ainsi chaque hiver « chez eux » en Italie et reviennent au printemps. Les dernières techniques de colliers GPS ou émetteurs VHF permettent de suivre leurs déplacements encore plus efficacement que par la simple observation visuelle. Vous découvrirez de nombreuses photos de bouquetins dans notre section photo.


marmotteDepuis le parking vous entendez siffler autour de vous ? En débouchant sur le plateau, c’est un festival : Hé oui, vous êtes cernés par
les marmottes !


Charmant petit mammifère, un peu plus gros qu’un lapin, la marmotte adore dormir: elle hiberne d’octobre a début avril (chaque année nous lançons le pari de la date de la première sortie).

Les premiers jours, elles ne sortent que timidement pour se réchauffer au soleil, puis le printemps aidant il faut penser à la pérennité de l’espèce, si vous voyez ce que je veux dire !... Et là : gare à l’aigle qui s’en donne à cœur joie après de longs mois sans son repas favoris. En effet les marmottes sont des proies facilement repérables sur la neige encore présente en abondance en avril. En cas d’attaque, vous le saurez vite : des sifflements encore plus fort qu’à l’habitude préviennent toute la colonie qu’il faut vite se mettre à l’abri dans le plus proche terrier !

Les marmottons naissent en juin, ils sont gris foncés.

L’été sert à emmagasiner la précieuse graisse qui leur permettra de tenir tout l’hiver, et à dormir beaucoup également : une bonne nuit, et deux siestes par jour !

C’est pourquoi elles n'apparaissent pas à certaines heures de la journée: tout le monde dort ! Il arrive donc souvent que des randonneurs nous interpellent : »il n’y a plus de marmottes ? »… Mais si ! Attendez deux heures et là ils diront : »il y en a bien plus que les autres années » ! En fin d’été, la réserve réserve faite : leur démarche devient »pataude » et les siestes s’allongent ; elle commencent à rentrer du foin pour aménager le terrier.
Vous découvrirez de nombreuses photos de marmottes dans notre section photo.

 

 

ChamoisLes chamois aussi sont nombreux dans le vallon même si leur présence semble plus discrète. En effet le chamois est un animal beaucoup plus craintif que le bouquetin. Il vous repère de loin, et se gardera toujours une grande distance de sécurité, à moins que vous ne le surpreniez au détour du chemin, il s’enfuit alors en sifflant. Pour l’observer il est préférable d’avoir une bonne vue, et de bonnes jumelles. Les mâles sont souvent solitaires alors que les chèvres se regroupent en petites bandes avec les cabris. Le soir en début d’été, avant qu’il n’y ait foule, il arrive qu’ Eugène (un jeune mâle qui vieillit comme tout le monde) nous rende visite à proximité du refuge.
 

 

hermineL’hermine, elle, est bien plus familière : elle n’hésite pas à rentrer dans le refuge pour aller voler du fromage, du beurre, du saucisson, des oeufs…et même à vous mordiller les pieds si vous la dérangez ! Mais elle est si drôle et si belle qu’on ne peut lui en vouloir ! Blanche en hiver, rousse en été, l’hermine est extrêmement vive et rapide, vous la verrez peut-être faire la folle dans le tas de bois, faire de la balançoire dans les épilobes, ou vous fller entre les pieds sur le sentier. Sa bonne tête, sa taille minuscule, et son coté joueur font oublier qu’il s’agit d’un vrai carnassier, capable d’attaquer un chat au moins 30 fois plus gros qu’elle. Mais quand l’hermine investit les réserves il n’y a plus de souris…ni de saucisson !

 

 

 

Le roi des prédateurs est actuellement l’aigle royal: il passe fréquemment dans le vallon, on l’observe souvent lorsqu’il longe les parois exposées au sud : il y trouve facilement des ascendances pour prendre de l’altitude, et il est à la recherche d’éventuels cadavres d’animaux tombés dans les barres rocheuses. Si vous savez être à l’écoute de l’environnement, vous pourrez deviner avant de l’avoir vu, qu’il rôde dans les parages : la tension monte chez les autres animaux, qui eux, l’ont repéré depuis longtemps, même chez les chamois qui pourtant ne sont pas des proies (à part de tous jeune cabris). Quand il attaque, c’est la panique chez les marmottes ; alors si vous les entendez siffler de façon anormalement insistante et que seule quelques « surveillantes » guettent, dressées sur leur postérieur alors que toutes les autres courent à l’abri, levez les yeux : l’aigle doit être là.
 

 

GypaeteAutre grand rapace qui vole la vedette à l’aigle : le gypaète barbu : 2m60 d’envergure !

Réintroduit en France dans les années 80, il apprécie la Vanoise et particulièrement Val d'Isère, où ont eu lieu plusieurs naissances (parmi les premières en liberté depuis la réintroduction).

Il se nourrit principalement de cadavres, d’os en particulier : c’est le nettoyeur des montagnes. Si comme cela arrive parfois vous voyez ce mastodonte voler dans votre direction, c’est impressionnant, mais pas de panique : vous ne l’intéressez pas comme repas, ce n’est que de la curiosité.

Dans le vallon vous observerez aussi bien d’autres espèces : faucon crécerelle, lagopède (perdrix blanche), niverolle, choucas, renards, dahus…

anemone pulsatile

AAnémone Pulsatille

La flore n’est pas en reste dans le vallon de Prariond qui recèle quelques espèces rarissimes. Les différents types de sol, d’expositions : des zones humides des méandres de l’Isère, aux rocailles calcaires des falaises sud, aux moraines glaciaires ; une grande variété d’espèces sont présentes. Les botanistes sont en extase devant quelques raretés que le non-initié ne remarquera pas. Affaire de spécialiste. Bien entendu le néophyte sera également comblé en contemplant les fleurs emblématiques de la flore alpine. Des premières Anémones pulsatiles qui sortent parfois dès la fin mars aux derniers Edelweisss qui sèchent dans le vent d’octobre, venez admirer ces fleurs qui n’ont parfois que quelques semaines pour se faire belles. Prenez-les en photo, mais surtout pas dans la mains : n’oubliez pas vous êtes dans un Parc National et elle sont donc TOUTES protégées. Vous découvrirez de nombreuses photos de la flore dans notre section photo.


Gardes du Parc National de la VanoisePlusieurs fois dans l’été, les gardes du Parc National de la Vanoise interviennent dans des sorties encadrées sur le terrain ou ils vous feront partager leur quotidien : la protection et l’observation de la nature, ils vous montrerons ce que vous n’auriez peut-être jamais vu, vous expliquerons leur métier et le rôle des Parc Nationaux. Ils viennent également à la rencontre du public au refuge pour animer des soirées. Ils vous expliquerons l’intérêt, l’histoire, le fonctionnement, la réglementation du Parc National de la Vanoise, et répondront à vos questions. Et si vous les croisez sur un sentier ou sur la terrasse du refuge, n’hésitez pas à aller à leur rencontre pour les questionner.
 

Le vallon du Prariond est en zone centrale du Parc National de la Vanoise, qu'une
réglementation protège, et les gardes sont également là pour la faire respecter et verbaliser si nécessaire en cas d’infraction. Ne vous mettez donc pas en tort, respectez cette nature si fragile.



    Ne pas cueillir ou prélever fleurs, fruits, minéraux   Ne pas allumer de feu, pour éviter les incendies et les dégradations du sol.  
               
    Ne pas troubler la tranquilité des lieu par des bruits, cris ou appareils sonores.   Redescendre tous vos détritus, même lors de votre passage en refuge.  
               
    Ne pas amener de chien même tenu en laisse.   Ne pas pratiquer le vélo tout terrain.  
               
    Ne pas camper. (l'usage de tentes légères est toléré autour de certains refuges en juillet et août, sous certaines conditions et moyennant redevance, mais pas au refuge du Prariond)   Ne pas pratiquer de parapente ou autres sports aériens, le survol à moins de 1000 m du sol est interdit pour la tranquillité de la faune sauvage.  
             




La photographie :

Les photographes en tous genres seront comblés par la diversité des sujets : paysages, faune, flore. Cet espace protégé permet de voir plus facilement une faune sauvage d’habitude plus farouche, mais ne la dérangez pas.

Laurent le gardien du refuge, photographe professionnel, sera heureux de vous donner des conseils pour vous permettre de faire de belles images sans déranger la faune. N’hésitez pas à le rencontrer, il vous montrera également ses albums sur le refuge ou le Népal. La salle à manger est également décorée de ses photos. Pour les photographes qui séjournent au refuge, en cas de nécessité, et si les conditions le permettent (électricité, temps, compatibilité…) il peut être possible de recharger des accus ou de vider une carte mémoire.

Fourre-tout recommandé du gardien (focale équivalente 24x36): zoom 28-70 pour les paysages, zoom 80-200 (2,8 si possible) pour les paysages et la faune peu farouche, télé 300/f4 (les 300/f2,8 sont trop lourd et peu maniable en montagne, question luminosité : à f4 il y largement assez de lumière en montagne, et la petite perte de qualité est compensée par une maniabilité indispensable), 1 objectif macro, 1 flash(facultatif). L’idéal est de mettre l’essentiel dans une sacoche banane (type Lowe) accessible en permanence : le sac à dos oblige de s’arrêter et tout poser par terre : et quand on fatigue, on ne fait plus d’image !

Crédit Photo : Laurent Bois-mariage

     

 

 

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